La croissance française devrait rebondir légèrement en 2026 (+1,0 %), après un ralentissement en 2025, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques, fiscales et budgétaires. Lors des NAO 2026, la principale préoccupation des représentants du personnel restera de poursuivre le rattrapage du pouvoir d’achat des salariés. Télécharger l’étude complète à la fin de l’article.
L’environnement macroéconomique
L’économie mondiale a fait preuve de résilience en 2025 avec une stabilité de sa croissance à un niveau modéré de 3,3% dans un environnement marqué par de nombreuses instabilités :
- Les tensions géopolitiques croissantes,
- L’évolution du protectionnistes et hausses des droits de douanes,
- Les incertitudes énergétiques et climatiques.
La croissance européenne, quant à elle, a progressé en 2025, atteignant +1,4%, contre +0,9 en 2024.
En 2026, sous l’effet de l’application de hausses de droits de douane, la croissance mondiale se stabiliserait à +3.3% selon les prévisions les plus récentes. Celles-ci projettent aussi, à l’échelle européenne, un maintien du rythme de 2025 pour les deux prochaines années.
Pour la France, la Banque de France anticipe une croissance du PIB de 1%, soit une situation très légèrement plus favorable que celle de 2025 qui enregistrait +0,8%.
Néanmoins, ces projections sont assujetties à de nombreux aléas et de fortes incertitudes :
- L’incertitude politique actuelle en France fait peser un danger sur le comportement plus ou moins attentiste des entreprises et des ménages ;
- L’intensification des risques géopolitiques (conflits armés, droits de douane exceptionnels, attaques cyber, contraintes politiques sur l’investissement… ) pèsent sur les entreprises et d’une manière plus générale, sur les perspectives économiques.
NAO 2026 : quelles évolutions du pouvoir d’achat en France ?
La comparaison de l’indice des prix à l’évolution des salaires de base fait ressortir une augmentation moyenne du pouvoir d’achat des salariés à partir de 2024 » :
- Le taux d’inflation en moyenne annuelle s’est établit à +0.9% en 2025, et est estimé, par la Banque de France, à +1,3% en 2026. Il était de +2,3% en 2024.
- Une augmentation des salaires nominaux de +2,1% en 2025 (contre 2.6% en 2024) et une reconduction de ce taux en 2026 selon les prévisions de la Banque de France. Toutefois, selon une étude récente réalisée sur la base de 800 accords NAO, les revalorisations salariales, lorsqu’elles s’appliquent, sont en moyenne de 1,73 % de la masse salariale, contre 2,27 % en 2025, 3,5 % en 2024 et 4,6 % en 2023.
Le SMIC a, quant à lui, été rehaussé au 1er janvier 2026 de 1.18% portant le montant mensuel brut à 1 823.03 € et net à 1 443,11€. Pour mémoire, les revalorisations précédentes remontaient à :
- 2024 : +1,13% au 1er janvier et +2% au 1er novembre ;
- 2023 : +1,81% au 1er janvier et +2,22% au 1er mai.
Les impacts de projets de loi des finances et de financement de la sécurité sociales 2026
Dans un contexte de tensions budgétaires, le budget 2026 promulgué le 20 février 2026, après son adoption définitive par le Parlement, prévoit une répartition de l’effort plus homogène par rapport à 2025 entre dépenses (prévoyant des coupes budgétaires ciblant notamment la formation et l’apprentissage) et les recettes n’intégrant pas de réformes structurelles. Les principales mesures retenues sont les suivantes :
- l’application de la réforme de la réduction générales des cotisations patronales ;
- l’instauration d’une taxe sur le patrimoine non professionnel (holdings) ;
- la reconduction de la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des plus grandes entreprises appliquée en 2025 ;
- le report de la suppression de la CVAE : application en 2026 d’un taux de 0.28% comme en 2024 et 2025 ;
- la prolongation d’une contribution minimale des foyers disposant des revenus les plus élevés instaurée en 2025 ;
- l’indexation du barème de l’impôt sur l’inflation et le maintien de la CSG à son niveau actuel mis à part pour les dividendes et les plus-values sur actions.
Les axes de négociations lors des NAO 2026
Pour les représentants du personnel, les marges de négociation des salaires seront les suivantes :
- la nécessité de combler les pertes de pouvoir d’achat subies entre 2021 et 2023 et de prendre en compte l’inflation de 2025 et les prévisions pour 2026,
- la prise en compte des performances économiques réelles et prévisionnelles de chaque entreprise,
- ainsi que les évolutions législatives et fiscales favorables aux entreprises, notamment la réduction des cotisations patronales entre 1,6 et 3 SMIC,
- enfin, l’orientation d’une partie des revendications sur les “accessoires aux salaires”
Quel est le montant de la perte de pouvoir d’achat des salariés de votre entreprise ces dernières années ? De quels montants d’avantages fiscaux ou sociaux votre entreprise a-t-il bénéficié ? Comment chiffrer vos demandes ? Le montant des demandes est-il compatible avec la situation économique de votre entreprise ? Les consultants d’Axia Consultants vous accompagnent pour : ·
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